Oesophagectomie - NYSORA
Table des Matières

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Oesophagectomie

Oesophagectomie

Les objectifs d'apprentissage

  • Décrire les indications de l'œsophagectomie
  • Prise en charge des patients se présentant pour une oesophagectomie

Présentation

  • Le cancer de l'œsophage est la huitième tumeur maligne la plus répandue dans le monde
  • Le traitement curatif pour de nombreux patients implique une intervention chirurgicale (œsophagectomie), souvent avec une chimiothérapie préopératoire
  • L'œsophagectomie reste à haut risque avec une morbidité et une mortalité associées substantielles

Facteurs de risque de malignité de l'œsophage

Facteur de risqueAdénocarcinomeCarcinome à cellules squameuses
LifestyleFumeurAlcool, tabagisme (peut montrer une synergie), mauvaise hygiène buccale
Origine racialeCaucasien plus courant qu'Asiatique ou Africain Héritage africain subsaharien trois fois supérieur à celui des Caucasiens
Patrimoine de l'Extrême-Orient
Âge et sexeÂge croissant, homme plus grand que femmeMâle plus grand que femelle
DiététiqueFaible apport alimentaire en fruits et légumesLégumes salés, poissons confits
MaladieReflux gastro-œsophagien, œsophage de Barrett,
obésité, antécédents familiaux (rare)
Mutations des voies métaboliques de l'alcool, achalasie,
blessure caustique, carences nutritionnelles,
kératodermie palmoplantaire non épidermolytique
ÉconomiqueMonde développéFaible statut socio-économique
Monde en développement
Médical/industrielLa radiothérapie thoracique, des médicaments qui détendent le
sphincter inférieur de l'oesophage
Rayonnement thoracique

Facteurs de risque de morbidité et de mortalité périopératoires

  • Mauvaise fonction cardiaque et/ou pulmonaire
  • Âge avancé
  • Stade de la tumeur
  • Le diabète sucré
  • État de santé général altéré
  • Dysfonctionnement hépatique
  • Une maladie vasculaire périphérique
  • Fumeuse
  • Utilisation chronique de stéroïdes

Direction

œsophagectomie, exercice cardiopulmonaire, tabagisme, anémie, soutien nutritionnel, boissons fortifiées, nasogastrique, jéjunostomie, œsophage, madiastinum, conduit gastrique, interposition colique, ivor lewis, laparotomie, thoracotomie, anastomose, transdiaphragmatique, ombilic, transhiatale, péridurale thoracique, bloc paravertébral, cathéter, analgésie contrôlée par le patient, ventilation unipulmonaire, tube à double lumière, migration du tube, faibles volumes courants, ventilation protectrice pulmonaire, liquide, œdème, congestion, vasopresseur, tension myocardique, vasoconstriction, ischémie, lésion rénale aiguë, fuite

Complications postopératoires

RespiratoirePneumonie
Atélectasie
Syndrome de stress respiratoire aigu
Paralysie du nerf laryngé récurrent
ChirurgicalFuite anastomotique
CardiaqueArythmies supraventriculaires (p. ex., fibrillation auriculaire)
  • Le risque de complications respiratoires peut être minimisé par une analgésie adéquate, l'inversion du bloc musculaire, la normothermie, la physiothérapie thoracique et la stabilité hémodynamique
  • Les fuites anastomotiques majeures nécessitent une exploration chirurgicale et une chirurgie de révision
  • Les fuites plus petites sont gérées en gardant le patient inactif par la bouche, en lui donnant une alimentation entérale riche en protéines ou une nutrition parentérale totale, des antibiotiques, une physiothérapie thoracique, une collecte de drainage radiologiquement guidée et en effectuant des études de contraste en série

Lecture suggérée

  • Howells P, Bieker M, Yeung J. Cancer de l'œsophage et anesthésiste. Éducation BJA. 2017;17(2):68-73.
  • Veelo DP, Geerts BF. Anesthésie pendant l'œsophagectomie. J. Thorac Dis. 2017;9(supplément 8):S705-S712. doi:10.21037/jtd.2017.03.153

Mises à jour cliniques

Hovgaard et al. (Anesthesiology, 2026) rapportent que chez 100 patients ayant subi une œsophagectomie, une stratégie hémodynamique périopératoire individualisée, basée sur des objectifs de pression artérielle moyenne (PAM) nocturnes spécifiques à chaque patient et une perfusion intraveineuse prolongée jusqu'au lendemain matin de l'intervention, n'a pas permis de réduire la morbidité globale à 30 jours par rapport aux soins standards. Cette intervention a entraîné des PAM plus élevées et a nécessité davantage de cristalloïdes, un bilan hydrique total plus important et une dose de noradrénaline nettement supérieure, sans toutefois améliorer les complications à 90 jours, la durée du séjour en soins intensifs ou la durée totale d'hospitalisation. Ces résultats suggèrent que la prolongation de l'optimisation individualisée de la pression artérielle et du débit sanguin après une œsophagectomie ne se traduit pas par de meilleurs résultats cliniques.

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