Les objectifs d'apprentissage
- Définir, diagnostiquer et gérer l'hyponatrémie
Définition
- L'hyponatrémie est définie comme :
- Léger : concentration de sodium sérique entre 130 et 135 mmol/l
- Modéré : une concentration sérique de sodium entre 125 et 129 mmol/l
- Sévère à une concentration sérique de sodium <125 mmol/l
- L'hyponatrémie est aiguë si elle est documentée < 48 heures et chronique si elle est documentée depuis au moins 48 heures
- En cas de doute, envisager une hyponatrémie chronique, sauf preuve clinique ou anamnestique du contraire
Signes et symptômes
- Symptômes modérés
- Nausée sans vomissement
- Confusion
- Mal de tête
- Symptômes sévères
- Vomissement
- Détresse cardiorespiratoire
- Somnolence
- Saisies
- Coma
Diagnostic différentiel

Direction

Lecture suggérée
- Spasovski G, Vanholder R, Allolio B, et al. Guide de pratique clinique sur le diagnostic et le traitement de l'hyponatrémie [la correction publiée apparaît dans Nephrol Dial Transplant. juin 2014;40(6):924]. Greffe de cadran néphrol. 2014;29 Suppl 2:i1-i39.
- Hoorn EJ, Zietse R. Diagnostic et traitement de l'hyponatrémie : compilation des lignes directrices. J Am Soc Néphrol. 2017;28(5):1340-1349.
Mises à jour cliniques
Fielding-Singh et al. (Anesthesiology, 2025) soulignent que l'hyponatrémie est fréquente chez les patients sous hémodialyse de maintenance en raison de la rétention hydrique et de l'apport en eau libre, et qu'elle nécessite une prise en charge périopératoire prudente. Cette revue insiste sur la nécessité d'éviter une correction sodée trop rapide afin de prévenir le syndrome de démyélinisation osmotique, en particulier chez les patients présentant une hyponatrémie chronique, et recommande une planification individualisée des apports hydriques ainsi qu'une surveillance étroite des électrolytes avant et après l'intervention chirurgicale.
- En savoir plus sur cette étude ICI. (en anglais seulement).
Sherman et al. (Current Opinion in Anaesthesiology, 2025) décrivent l'hyponatrémie comme une caractéristique fréquente et pronostiquement significative chez les patients atteints de cirrhose avancée et de syndrome hépatorénal (SHR), reflétant un dysfonctionnement circulatoire sévère et une libération non osmotique de vasopressine. Le cadre actualisé de l'ICA-ADQI met l'accent sur l'identification précoce de l'IRA associée au SHR selon les critères KDIGO et l'instauration rapide d'un traitement par albumine et vasoconstricteur, tout en évitant une correction sodée trop rapide afin de prévenir les complications neurologiques. Ces stratégies évolutives visent à stabiliser la fonction rénale, à prendre en charge l'hyponatrémie de dilution en toute sécurité et à préparer les patients à la transplantation hépatique.
- En savoir plus sur cette étude ICI. (en anglais seulement).
Lundblad et al. (British Journal of Anaesthesia, 2025) ont démontré, dans une étude prospective portant sur 365 nourrissons opérés, que l'utilisation peropératoire d'une solution électrolytique équilibrée à 1 % de glucose permettait de maintenir une natrémie stable, avec seulement une légère augmentation, cliniquement non significative, d'une hyponatrémie modérée. Aucun cas d'hyponatrémie sévère ni de complications associées n'a été observé. Ces résultats plaident en faveur de l'utilisation de solutés isotoniques à faible concentration de glucose plutôt que de solutions hypotoniques afin de réduire le risque d'hyponatrémie périopératoire chez le nourrisson.
- En savoir plus sur cette étude ICI. (en anglais seulement).